Le groupe Fred Zeller sur RLP : 8 septembre 2025

Sommaire de la chronique du 8 septembre 2025 :

  • après le forum des associations
  • déclaration de la librairie de la Libre Pensée
    • contribution d’un délégué au congrès de la FNLP « Pour la défense de la loi du 09 décembre 1905 portant sur la Séparation des Eglises et de l’État Pour la défense de la loi du 09 décembre 1905 »
    • Choix musical : Nico Waynes Toussaint ; My one last chance

Introduction musicale : Le Forgeron de la Paix [0’00 » – 0’25 »]


Le CRIF serait-il la nouvelle police politique de la pensée ?

C’est avec un certain effarement que la Librairie de la Libre Pensée a reçu, comme la plupart des librairies, un message comminatoire du Conseil Représentatif des Institutions Juives d’Auvergne-Rhône-Alpes, lui enjoignant de ne pas vendre « Gaza, est-ce que vous nous voyez vraiment ? », l’ouvrage de Mazen Kerbaj, dessinateur libanais engagé contre le génocide en cours à Gaza.

Nous joignons cette lettre digne à la fois de la Propagandastaffel, du Guépéou, et de la Congrégation catholique de l’Index, organismes totalitaires qui ont la destruction de millions d’ouvrages à leur actif, publications jugées « mal pensantes » et « non-conformes » à l’idéologie totalitaire portée par ces professionnels de l’autodafé.

Lire la suite sur le blog médiapart de la Libre Pensée


Pour la défense de la loi du 09 décembre 1905 portant sur la Séparation des Eglises et de l’État

Comme vous le savez, cette année, la loi de 1905 soufflera en décembre ses 120 bougies. La loi prend de l’âge, mais le principe de Séparation des Eglises et de l’Etat qu’elle institue ne se corrompt pas. Nous ne disons pas que cette loi est éternelle et que modifier sa lettre serait sacrilège.
L’intégrisme n’est pas notre tentation. En revanche, le principe, dans son esprit, nous semble toujours bon. Aussi, pourquoi vouloir modifier ce qui convient ?
La question mérite toutefois d’être posée puisque certains veulent la changer : qu’est-ce qui ne leur convient pas ?
Avant d’entreprendre de répondre, rappelons, en accord avec Ferdinand Buisson – ce qui en matière de laïcité demeure encore une autorité plus sûre que Bruno Retailleau, responsable du Bureau central des cultes – que la laïcité ne se réduit pas à la Séparation mais que la Séparation est la condition de la laïcité. La laïcité désigne un idéal d’émancipation individuelle et collective. Pour
y tendre, à défaut d’y parvenir, il faut placer l’égale souveraineté des hommes au-dessus de tout autre pouvoir ou autorité. C’est sur la stricte Séparation en droit du pouvoir politique – qui acquiert ainsi son autonomie – des pouvoirs théologiques ou religieux que la laïcité se fonde. La neutralité de l’État en matière de religion en est la conséquence nécessaire : l’élu ou le mandaté du peuple dans sa mairie et le prêtre dans sa chapelle.
Ce principe juridique de Séparation est un principe de liberté et de pacification. Il garantit la liberté absolue de conscience et le libre exercice des cultes. Rien, mis à part ce qui trouble l’ordre public, ne peut justifier l’interdiction d’une opinion, d’une croyance ou d’un culte.
Aussi, notre question revient, avec la possibilité d’une réponse : si certains veulent changer la loi, qu’est-ce qui ne leur convient pas ?


Choix musical : Nico Waynes Toussaint ; My one last chance

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