L’Idée Libre N°322 – Les Femmes et la Guerre


La revue 
L’IDÉE LIBRE est la revue culturelle de la Libre Pensée.

A coté d’articles « magazine » ou d’archives, elle est essentiellement consacrée; chaque trimestre à un thème.

pour se procurer ce numéro de l’Idée Libre ou bien s’abonner à cette publication, contactez le groupe Fred Zeller : contact@lpdordogne.fr 

Le numéro 322 présente un dossier  » Les Femmes et la Guerre « 

Présentation du dossier par Hansi Brémond

« Les Femmes et la Guerre »

 

A la fin du 19e siècle, un archéologue suédois et son équipe découvre la tombe d’un guerrier viking à Birka en Suède. La sépulture contient une épée, une hache, une lance, les os de deux chevaux ainsi que plusieurs outils liés au pouvoir et à la stratégie. Hjalmar Stolpe et son équipe sont devant la tombe d’un chef viking d’une importance majeure. Ils en sont convaincus.
Même si certains font remarquer, au cours du 20ème siècle, que les os du visage, surtout au niveau des joues, sont fins, il n’y a aucun doute à avoir, c’est un homme. C’est ainsi que fut présenté et étudié ce grand guerrier viking durant plus de 100 ans.

Il y a quelques années, l’ostéologiste Anna Kjellström étudie le squelette et remarque que les os des joues sont effectivement très fins et que les hanches ressemblent à celles d’une femme.
Des études récentes, intégrant une analyse génétique, dirigées par l’archéologue Charlotte Hedenstierna-Jonson prouvent qu’en fait le grand guerrier viking est une guerrière ! « C’est en réalité une femme, d’une trentaine d’années, relativement grande, mesurant environ 1,70 mètre » !

Malgré l’absence de chromosome Y et malgré cette étude, cette idée est encore difficile à admettre pour certains.

Ce qui est devenue une évidence archéologique se heurte encore à des préjugés sexistes. Une femme a pu être cheffe de guerre viking.

Seulement, trop longtemps, les femmes ont été vues comme des victimes de la guerre, éventuellement comme des pacifistes mais jamais comme des combattantes. Un prisme déformant sexiste hérité de siècles d’emprise religieuse empêche de voir la réalité en face.

Ce voile sexiste a rangé les femmes dans les placards de l’Histoire. Il a trié et n’a gardé des femmes que le rôle de victimes, de pacifistes – de second rôle souvent.

Modestement, il s’agit dans ce numéro de l’Idée libre, de replacer des femmes dans l’Histoire des guerres. Non plus, seulement en les réduisant au rôle de femmes, de mères ou de filles de combattants mais aussi comme actrices de l’Histoire. La guerre ne touche pas que les combattants, mais aussi les civils et donc les femmes.  Il nous faut aussi revenir sur des préjugés essentialistes et sexistes qui ont parfois alimenté l’Histoire. Dans nombres d’époques ou de lieux différents, des femmes se sont battus, ont participé voire lancé des conflits.

Enfin il faut lutter contre ces préjugés sexistes qui veulent nous faire croire que, par nature, les femmes seraient forcément plus douces et les hommes agressifs.

 

 

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Parution de « La Raison » N° 634

L’Editorial du président

Sur un air de fiddle… Déroute de la Calotte !

 

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Septembre est à cheval sur Fructidor et Vendémiaire de l’année suivante, qui commence le 22, jour de proclamation de la République. Le 20 septembre est la journée internationale de la Libre Pensée qui marque la rentrée, dans les jours supplémentaires (quintidis) qui suivent Fructidor. On dit qu’en septembre, le chant de la grive annonce un hiver froid, d’où le proverbe – républicanisé pour l’occasion : En fructidor si grive chante, cherche-toi maison accueillante ou bois pour flamme pétillante. Entendrons-nous la grive chanter ? Ou bien, convaincue par la théorie du réchauffement climatique, se taira-t-elle ? Le proverbe ne dit pas non plus de quelle grive il s’agit. Est-ce la mauvis, la musicienne ou la draine, toutes trois assez communes ? Je laisse la réponse aux ornithologues compétents.

Passons à notre actualité. En dépit de ses efforts, l’Eglise catholique recule en des régions essentielles pour elle, sur les sujets qu’elle dit de bioéthique. Nous saluons évidemment l’immense victoire du peuple d’Irlande votant l’abrogation du 8e amendement de la Constitution. C’est une nouvelle victoire, après la légalisation du divorce et l’adoption du mariage pour tous. C’est une cinglante défaite pour les cléricaux. Les exactions de l’Eglise catholique en Irlande n’y sont pas pour rien. Scandales pédophiles, exploitation horrible des jeunes femmes et des enfants dans les institutions de l’Eglise, affaires des Magdalena sisters et de l’ossuaire du couvent de Tuam ont – avec l’évolution naturelle des mœurs – pavé cette gifle historique. Brian Mc Clinton explique dans nos colonnes les répercussions que peut avoir cet événement majeur dans l’Irlande du Nord, sous domination anglaise. On apprend ainsi que ce territoire est une exception dans les îles britanniques, avec une loi sur l’avortement particulièrement restrictive.

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