Socrate et l’universalité de la pensée (émission RLP – 22 et 29 octobre 2018)

Les chroniques du groupe Fred Zeller sur RLP

 

 

L’universalité de la pensée

SOCRATE

 

chronique du 22 octobre 2018

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chronique du 29 octobre 2018

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Pour échanger sur ce sujet, contactez le Groupe Fred Zeller

courriel : contact@lpdordogne.fr

 

L’Idée Libre N°322 – Les Femmes et la Guerre


La revue 
L’IDÉE LIBRE est la revue culturelle de la Libre Pensée.

A coté d’articles « magazine » ou d’archives, elle est essentiellement consacrée; chaque trimestre à un thème.

pour se procurer ce numéro de l’Idée Libre ou bien s’abonner à cette publication, contactez le groupe Fred Zeller : contact@lpdordogne.fr 

Le numéro 322 présente un dossier  » Les Femmes et la Guerre « 

Présentation du dossier par Hansi Brémond

« Les Femmes et la Guerre »

 

A la fin du 19e siècle, un archéologue suédois et son équipe découvre la tombe d’un guerrier viking à Birka en Suède. La sépulture contient une épée, une hache, une lance, les os de deux chevaux ainsi que plusieurs outils liés au pouvoir et à la stratégie. Hjalmar Stolpe et son équipe sont devant la tombe d’un chef viking d’une importance majeure. Ils en sont convaincus.
Même si certains font remarquer, au cours du 20ème siècle, que les os du visage, surtout au niveau des joues, sont fins, il n’y a aucun doute à avoir, c’est un homme. C’est ainsi que fut présenté et étudié ce grand guerrier viking durant plus de 100 ans.

Il y a quelques années, l’ostéologiste Anna Kjellström étudie le squelette et remarque que les os des joues sont effectivement très fins et que les hanches ressemblent à celles d’une femme.
Des études récentes, intégrant une analyse génétique, dirigées par l’archéologue Charlotte Hedenstierna-Jonson prouvent qu’en fait le grand guerrier viking est une guerrière ! « C’est en réalité une femme, d’une trentaine d’années, relativement grande, mesurant environ 1,70 mètre » !

Malgré l’absence de chromosome Y et malgré cette étude, cette idée est encore difficile à admettre pour certains.

Ce qui est devenue une évidence archéologique se heurte encore à des préjugés sexistes. Une femme a pu être cheffe de guerre viking.

Seulement, trop longtemps, les femmes ont été vues comme des victimes de la guerre, éventuellement comme des pacifistes mais jamais comme des combattantes. Un prisme déformant sexiste hérité de siècles d’emprise religieuse empêche de voir la réalité en face.

Ce voile sexiste a rangé les femmes dans les placards de l’Histoire. Il a trié et n’a gardé des femmes que le rôle de victimes, de pacifistes – de second rôle souvent.

Modestement, il s’agit dans ce numéro de l’Idée libre, de replacer des femmes dans l’Histoire des guerres. Non plus, seulement en les réduisant au rôle de femmes, de mères ou de filles de combattants mais aussi comme actrices de l’Histoire. La guerre ne touche pas que les combattants, mais aussi les civils et donc les femmes.  Il nous faut aussi revenir sur des préjugés essentialistes et sexistes qui ont parfois alimenté l’Histoire. Dans nombres d’époques ou de lieux différents, des femmes se sont battus, ont participé voire lancé des conflits.

Enfin il faut lutter contre ces préjugés sexistes qui veulent nous faire croire que, par nature, les femmes seraient forcément plus douces et les hommes agressifs.

 

 

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Parution de « La Raison » N° 634

L’Editorial du président

Sur un air de fiddle… Déroute de la Calotte !

 

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Septembre est à cheval sur Fructidor et Vendémiaire de l’année suivante, qui commence le 22, jour de proclamation de la République. Le 20 septembre est la journée internationale de la Libre Pensée qui marque la rentrée, dans les jours supplémentaires (quintidis) qui suivent Fructidor. On dit qu’en septembre, le chant de la grive annonce un hiver froid, d’où le proverbe – républicanisé pour l’occasion : En fructidor si grive chante, cherche-toi maison accueillante ou bois pour flamme pétillante. Entendrons-nous la grive chanter ? Ou bien, convaincue par la théorie du réchauffement climatique, se taira-t-elle ? Le proverbe ne dit pas non plus de quelle grive il s’agit. Est-ce la mauvis, la musicienne ou la draine, toutes trois assez communes ? Je laisse la réponse aux ornithologues compétents.

Passons à notre actualité. En dépit de ses efforts, l’Eglise catholique recule en des régions essentielles pour elle, sur les sujets qu’elle dit de bioéthique. Nous saluons évidemment l’immense victoire du peuple d’Irlande votant l’abrogation du 8e amendement de la Constitution. C’est une nouvelle victoire, après la légalisation du divorce et l’adoption du mariage pour tous. C’est une cinglante défaite pour les cléricaux. Les exactions de l’Eglise catholique en Irlande n’y sont pas pour rien. Scandales pédophiles, exploitation horrible des jeunes femmes et des enfants dans les institutions de l’Eglise, affaires des Magdalena sisters et de l’ossuaire du couvent de Tuam ont – avec l’évolution naturelle des mœurs – pavé cette gifle historique. Brian Mc Clinton explique dans nos colonnes les répercussions que peut avoir cet événement majeur dans l’Irlande du Nord, sous domination anglaise. On apprend ainsi que ce territoire est une exception dans les îles britanniques, avec une loi sur l’avortement particulièrement restrictive.

Continuer la lecture de « Parution de « La Raison » N° 634 »

Parution de « La Raison » N° 633

L’Editorial du président

Ite non jam missa est ?

 

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Ce numéro de la Raison couvre les mois républicains de Messidor et Thermidor. Messidor, mois des moissons (messor, c’est le moissonneur et c’est aussi le nom latin de la fourmi moissonneuse), et Thermidor, mois des fortes chaleurs. Thermidor, hélas, évoque aussi la réaction qui mènera au Directoire, au Consulat, puis à l’Empire. Les proverbes de circonstance : « Mois de juillet, la faucille au poignet », et « Beaucoup d’eau en août, peu de bon vin » auraient pu devenir « mois de Messidor, la faux à bras le corps » et « Thermidor sous la pluie, peu de vin dans les muids ». Évidemment, je vous souhaite un bel été avant et pendant notre congrès de Saint-Herblain.

Mais revenons à l’actualité de la Libre Pensée. Le mois dernier, notre journal a insisté sur les menaces que le discours d’Emmanuel Macron, devant la Conférence des Evêques de France, faisait peser sur la loi de 1905. Le contenu de ce numéro montre que rien n’est joué. « Ite, non jam missa est» (1)  titre le communiqué émanant de nos Fédérations d’Alsace-Moselle et de  Meurthe-et-Moselle, en annonçant la fin de la célébration d’une messe dans les locaux de l’ESPE (anciennement IUFM) à Montigny-lès-Metz. Fin de 90 ans de cette pratique cléricale signant la présence concordataire de l’Eglise catholique dans l’Université. Pour autant, ce n’est pas l’abrogation du Concordat, et le communiqué rappelle les conditions pour que l’Université de Lorraine, créée par fusion, soit un établissement laïque. Ce n’est pas une affaire locale, c’est un combat qui intéresse tout l’Enseignement supérieur. Continuer la lecture de « Parution de « La Raison » N° 633 »

L’Idée Libre N°321 – Arts et artistes dans la Grande Guerre


La revue 
L’IDÉE LIBRE est la revue culturelle de la Libre Pensée.

A coté d’articles « magazine » ou d’archives, elle est essentiellement consacrée; chaque trimestre à un thème.

pour se procurer ce numéro de l’Idée Libre ou bien s’abonner à cette publication, contactez le groupe Fred Zeller : contact@lpdordogne.fr 

Le numéro 321 présente un dossier  » Arts et artistes dans la Grande Guerre « 

Présentation du dossier par Michèle Singer

« Arts et artistes dans la Grande Guerre »

 

« Je peins pour l’heure une grande image de l’enfer… » (1)

La première guerre mondiale a marqué un tournant particulièrement douloureux de l’histoire de l’Humanité. La perte de millions d’hommes, fauchés en pleine jeunesse, l’usage industriel de l’armement mécanique, la violence barbare à l’état pur, la souffrance et la misère. Misère des hommes au front, livrés à la dictature de l’état-major, misère des familles à l’arrière. L’Idée Libre, comme la Raison sont largement revenus sur ces faits.

Il semble que la civilisation se soit donnée en spectacle : Pour Paul Valéry : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles » (2), pendant que Kurt Pinthus intitule en 1920 son anthologie de la poésie expressionniste allemande Le Crépuscule de l’Humanité (3).

Les grands changements artistiques ont eu lieu avant guerre et se poursuivront pendant et après elle avec l’abstraction, le dadaïsme, le surréalisme… En musique, avec les afro-américains, le jazz pénétrera en Europe.
Il nous a semblé intéressant de voir comment ont évolué les artistes durant cette période. Beaucoup ont été enrôlés, comme des millions d’autres, et comme des millions d’autres, ils y ont laissé leur vie. Blaise Cendrars y a laissé une main. D’autres ont tenu à s’engager, Apollinaire comme artilleur ou Max Beckmancomme infirmier. D’autres, comme Matisse ont vu leur demande d’engagement refusée parce que trop âgés. D’autres n’y ont pas participé, comme Pablo Picasso, Espagnol issu d’un pays neutre. Certains artistes ont été embauchés par l’état-major pour mettre leur art au service du camouflage et de la contre-information. Au total, peu d’artistes sous l’uniforme ont produit durant le conflit, et même ont pu, par la suite, représenter ce qu’ils avaient vécus. L’horreur est indicible. Clovis Trouille attendra 1930 pour peindre Remembrance. Quelques exceptions cependant ont produit des œuvres majeures : Otto Dix, Fernand léger, George GroszMarcel Gromaire, pour n’en citer que quelques uns parmi les plus connus.
Nous ne nous sommes pas arrêtés à la peinture, évidemment. La littérature a largement rendu compte de ce conflit : Henri BarbusseGabriel ChevallierErich-Maria RemarqueRolland Dorgeles, et bien d’autres. La musique, enfin, dont nous n’avons retenu que le débarquement du jazz en Europe.
Enfin, le 7ème Art, terme inventé par Ricciotto Canudo en 1919, le cinéma, a apporté sa pierre. Un film, presque oublié, et qui a été l’occasion d’une implication formidable des combattants eux-mêmes nous a semblé mériter un article : le J’Accuse d’Abel Gance.

(1) George Grosz -commentaire de son tableau « Dédicace à Oskar Panizza » (1917)
(2) La Crise de l’Esprit (avril 1919) in The Atheneum
(3) Die Menscheitsdämmerung

A noter : Ce numéro contient un cahier couleur représentant un choix d’oeuvres de cette période.

 

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Non à la chasse aux sorcières contre Henri Humbert ! (émission RLP – 13 août 2018)

Les chroniques du groupe Fred Zeller sur RLP

 

 

Respect des militants laïques !

Non à la chasse aux sorcières contre M. Henri Humbert,
Président des DDEN de la commune de Vauxrenard !

 

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Ce militant Laïque a été radié sur décision de l’Inspection d’Académie du Rhône, lundi 25 juin dernier, en accord avec la direction du Rhône des DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale). Ce qu’on lui reproche ? Bien difficile à dire en l’absence de notification officielle. En toute hypothèse, ce serait de ne pas avoir observé les formes dans l’affaire dite « de Vauxrenard », commune du Beaujolais où, depuis cet hiver, la messe est organisée dans les bâtiments municipaux abritant l’Ecole publique.

La Fédération du Rhône de la Libre Pensée demande la réintégration dans ses fonctions de Henry Humbert,  Président des DDEN du canton de Vauxrenard.

 

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Communiqué de presse de la FNLP – 12 avril 2018

Séparation versus réparation

Avant, la République, c’était la Séparation des Eglises et de l’Etat

Avec Emmanuel Macron,

C’est la Réparation de l’Eglise par l’Etat

Il aura suffi d’une lettre, un R à la place d’un S, et la grande loi qui a garanti plus de 100 ans de paix civile, la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, est menacée dans son fondement même : assurer la liberté de conscience de tous, sans que l’Etat se mêle de ce que pensent les citoyens. Francis de Pressensé avait dit en 1905, pour résumer la grande loi laïque : « L’Etat s’arrête où commence la conscience ».

En déclarant que la République devait « réparer » son lien avec l’Eglise catholique, Emmanuel Macron a contredit tout l’édifice établi depuis des siècles à partir du Concordat de Bologne de 1516, de l’Edit de Nantes, du rejet des Jésuites hors de France, des Lumières, de l’Edit de Tolérance, de la Révolution française, de trois séparation des Églises et de l‘Etat (1795, 1871, 1905), de tout l’édifice républicain et laïque institué par la IIIe République. Voici nos références historiques, elles viennent du vieux pays des Lumières; celles d’Emmanuel Macron sont tirées de l’obscurité des sacristies.

Un calotin aux Bernardins

Il n’y a rien à réparer, car il n’y a rien de cassé. La République a divorcé de l’Eglise catholique définitivement en 1905. Chacun a repris ce qui lui appartenait. L’Etat a repris ce que le peuple avait payé avec sa sueur, ses larmes et son sang. L’Eglise est revenue à la solitude de la prière qu’elle n’aurait jamais dû quitter (Marx).

Pas plus qu’hier, la République n’acceptera les mariages forcés. La Séparation, ce n’est pas la turpitude obligatoire. La Laïcité, c’est la liberté, la liberté de conscience, la liberté de penser comme on veut.

Il est désormais clair qu’un mauvais coup se prépare contre la Loi de 1905. Le mérite du discours des Bernardins aura été de mettre le mouvement laïque en alerte. Ne réveillez pas ce géant, il va balayer à nouveau le cléricalisme. Nous appelons les laïques à se préparer à l’action pour défendre la loi de 1905.

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À ceux qui dorment
Victor Hugo (1802-1885) – Libre Penseur spiritualiste dans Les châtiments (1853)
Réveillez-vous, assez de honte ! 
Bravez boulets et biscayens. 
Il est temps qu’enfin le flot monte. 
Assez de honte, citoyens ! 
Troussez les manches de la blouse. 
Les hommes de quatre-vingt-douze 
Affrontaient vingt rois combattants. 
Brisez vos fers, forcez vos geôles ! 
Quoi ! vous avez peur de ces drôles ! 
Vos pères bravaient les titans !
Levez-vous ! foudroyez et la horde et le maître ! 
Vous avez Dieu pour vous et contre vous le prêtre 
Dieu seul est souverain. 
Devant lui nul n’est fort et tous sont périssables. 
Il chasse comme un chien le grand tigre des sables 
Et le dragon marin ; 
Rien qu’en soufflant dessus, comme un oiseau d’un arbre, 
Il peut faire envoler de leur temple de marbre 
Les idoles d’airain.
Vous n’êtes pas armés ? qu’importe ! 
Prends ta fourche, prends ton marteau ! 
Arrache le gond de ta porte, 
Emplis de pierres ton manteau ! 
Et poussez le cri d’espérance ! 
Redevenez la grande France ! 
Redevenez le grand Paris ! 
Délivrez, frémissants de rage, 
Votre pays de l’esclavage, 
Votre mémoire du mépris !
Quoi ! faut-il vous citer les royalistes même ? 
On était grand aux jours de la lutte suprême. 
Alors, que voyait-on ? 
La bravoure, ajoutant à l’homme une coudée, 
Etait dans les deux camps. N’est-il pas vrai, Vendée, 
Ô dur pays breton ? 
Pour vaincre un bastion, pour rompre une muraille, 
Pour prendre cent canons vomissant la mitraille. 
Il suffit d’un bâton !
Si dans ce cloaque ou demeure, 
Si cela dure encore un jour, 
Si cela dure encore une heure, 
Je brise clairon et tambour, 
Je flétris ces pusillanimes, 
Ô vieux peuple des jours sublimes, 
Géants à qui nous les mêlions, 
Je les laisse trembler leurs fièvres, 
Et je déclare que ces lièvres 
Ne sont pas vos fils, ô lions !
Jersey, le 15 janvier 1853.
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