{"id":261,"date":"2015-02-17T09:40:10","date_gmt":"2015-02-17T08:40:10","guid":{"rendered":"https:\/\/lpdordogne.wordpress.com\/?page_id=261"},"modified":"2015-02-17T09:40:10","modified_gmt":"2015-02-17T08:40:10","slug":"les-cinq-de-dordogne-edouard-laflaquiere","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lpdordogne.fr\/?page_id=261","title":{"rendered":"Les Cinq de Dordogne : Edouard LAFLAQUIERE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify;\"><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Mathieu, auteur du livre \u00ab\u00a0<em>14-18, les fusill\u00e9s<\/em>\u00ab\u00a0, d\u00e9taille ainsi les circonstances dans lesquelles Edouard LAFLAQUIERE a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 pour l&rsquo;exemple :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">Fils de Marcelin Laflaqui\u00e8re et de Marie Saint-Amand. C\u00e9libataire, il exerce \u00e0 Cendrieux (Dordogne) la profession de cultivateur.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">Soldat de 2e classe \u00e0 la 1\u00e8re compagnie du 250\u00e8me RI (matricule n\u00b0 194\u00a0au recrutement de P\u00e9rigueux), il participe le 5 octobre 1914, \u00e0 Andechy (Somme), \u00e0 un mouvement collectif de mutilation : Jean Chantegreil se coupe un doigt de la main gauche avec sa serpe; \u00c9douard Laflaqui\u00e8re s&rsquo;entaille deux doigts de la main gauche avec sa hachette; son fr\u00e8re, Pierre, se tire un coup de fusil dans la main gauche. Examin\u00e9s le 6 octobre 1914 par le m\u00e9decin major de l&rsquo;ambulance nOB du 4e CA, les trois hommes sont suspect\u00e9s de mutilation volontaire et arr\u00eat\u00e9s. Interrog\u00e9, \u00c9douard Laflaqui\u00e8re reconna\u00eet les faits:<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">\u00ab<em>Dans la nuit du 4 au 5 courant, j&rsquo;\u00e9tais avec ma compagnie dans les tranch\u00e9es du c\u00f4t\u00e9 du bourg de Andechy (Somme). Vers 9 heures du soir, nous avons \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9s par une fusillade ennemie et par une compagnie du 250c RI qui tirait \u00e9galement sur nous; nous avons cri\u00e9 \u00e0 cette derni\u00e8re de cesser le feu, mais elle n&rsquo;a cess\u00e9 qu&rsquo;un moment apr\u00e8s. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\"><em>il s&rsquo;est produit un d\u00e9sarroi dans la compagnie et presque aussit\u00f4t, nous avons quitt\u00e9 les tranch\u00e9es pour venir nous r\u00e9fugier pr\u00e8s d&rsquo;un cimeti\u00e8re. Je me suis couch\u00e9 sur de la paille avec quelques-uns de mes camarades et nous nous sommes endormis. La compagnie est partie sans que je m&rsquo;en aper\u00e7oive. Je l&rsquo;ai retrouv\u00e9e hier marin au point du jour. Hier matin [lundi 5 octobre 1914], toute la compagnie est all\u00e9e se mettre en tirailleurs sur la lisi\u00e8re d&rsquo;un bois, mais les \u00e9clats d&rsquo;obus tombaient sur nous. J&rsquo;ai recul\u00e9 avec quelques-uns de mes camarades entre autre mon cousin Laflaqui\u00e8re (\u00c9lie) 268, et nous nous sommes cach\u00e9s dans le bois pendant que notre compagnie se portait en avant, et c&rsquo;est \u00e0 ce moment que je l&rsquo;ai perdue; il \u00e9tait environ 8 heures du matin, Nous avons pass\u00e9 la journ\u00e9e dans le bois et, au cours de la nuit derni\u00e8re, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de me blesser volontairement afin de pouvoir entrer \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour avoir quelques jours de repos, car je suis fatigu\u00e9. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\"><em>J&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 mon cousin Laflaqui\u00e8re (\u00c9lie), qu&rsquo;il me pr\u00eate sa\u00a0hachette qu&rsquo;il portait sur son sac, ce qu&rsquo;il a fait, et je me suis bless\u00e9\u00a0deux doigts de la main gauche. Ensuite j&rsquo;ai ouvert mon paquet de\u00a0pansement et je me suis envelopp\u00e9 la main, puis je me suis dirig\u00e9 vers\u00a0Guerbigny,<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\"><em>Je regrette beaucoup m&rsquo;\u00eatre bless\u00e9 et, pour r\u00e9parer ma faute, je <\/em><em>d\u00e9sire retourner au feu le plus t\u00f4t possible.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\"><em>Mon cousin Laflaqui\u00e8re (\u00c9lie), qui est avec moi, ainsi que <\/em><em>Chantegreil o can) , ont d\u00fb aussi se blesser volontairement, mais <\/em><em>j&rsquo;ignore dans quelles circonstances. Nous avons fait ce complot tous <\/em><em>les trois ensemble. Je dois vous dire que Laflaqui\u00e8re (\u00c9lie) est <\/em><em>nullement mon cousin, mais mon propre fr\u00e8re.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">D\u00e9f\u00e9r\u00e9s le Il octobre 1914 devant un conseil de guerre sp\u00e9cial de la 8e DI si\u00e9geant \u00e0 Hargicourt (Somme), Chantegreil et les fr\u00e8res Laflaqui\u00e8re sont condamn\u00e9s \u00e0 mort pour le motif suivant: \u00ab<em>refus <\/em><em>d&rsquo;ob\u00e9issance alors qu&rsquo;ils \u00e9taient command\u00e9s de marcher \u00e0 l&rsquo;ennemi<\/em>\u00bb.\u00a0Les trois hommes sont fusill\u00e9s le lendemain du jugement (7 h 30), \u00e0 Bouchoir (Somme), devant le 250\u00e8me RI rassembl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">L&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;\u00c9douard Laflaqui\u00e8re a \u00e9t\u00e9 transcrit \u00e0 la mairie de Veyrines-de-Vergt (Dordogne) le 2 avril 1916. Son nom figure sur le monument aux morts de cette commune.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;padding-left:30px;\">SOURCES,&rsquo; Arch. Com. Veyrines, naiss. &#8211; Arch. Nat., 324MIl1, fiches des NMPF. &#8211; SIID Vincennes, l1J604,JrvL<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a title=\"Contacter le Groupe Fred Zeller\" href=\"https:\/\/lpdordogne.wordpress.com\/contacter-le-groupe-fred-zeller\/\">Contactez le Groupe Fred Zeller<\/a> pour vous procurer, au prix de 29 \u20ac plus \u00e9ventuels frais d&rsquo;envoi, le livre de Fr\u00e9d\u00e9ric Mathieu , \u00ab\u00a014-18, les fusill\u00e9s\u00a0\u00bb (ISBN : 978-2-9532726-4-2 &#8211; parution : juillet 2013 &#8211;\u00a0905 pages (papier glac\u00e9 90 g) &#8211;\u00a016 x 24)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Mathieu, auteur du livre \u00ab\u00a014-18, les fusill\u00e9s\u00ab\u00a0, d\u00e9taille ainsi les circonstances dans lesquelles Edouard LAFLAQUIERE a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 pour l&rsquo;exemple : Fils de Marcelin Laflaqui\u00e8re et de Marie Saint-Amand. C\u00e9libataire, il exerce \u00e0 Cendrieux (Dordogne) la profession de cultivateur. 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